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XVIII – XIX siècle, par Paolo Veronese, Retable de San Zaccaria

Codice: 452132
6.000
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Epoque : XVIIIème siècle
Catégorie  : religieux
Exposant
Ars Antiqua SRL
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XVIII – XIX siècle, par Paolo Veronese, Retable de San Zaccaria  Traduit
Description:
XVIII – XIX siècle, par Paolo Veronese Retable de San Zaccaria huile sur toile, 127 x 74 cm La majeure partie de l'énorme production de Caliari consiste en œuvres à sujet religieux commandées pour des églises de Venise et d'autres localités d'Italie. La présente reprise les formes du retable représentant la Madone à l'Enfant et le petit Saint Jean entre les saints Justin, François, Jérôme et Joseph, réalisée pour la chapelle de la famille Bonaldo dans la sacristie de l'église de San Zaccaria (aujourd'hui conservée aux Gallerie dell'Accademia). Le commanditaire est Francesco Bonaldo, riche marchand de soie, qui en 1562 décida de donner 200 écus pour la redécoration de la chapelle familiale à San Zaccaria. Veronese réalisa le retable vers 1562-1564, chronologie qui va de la date de la donation à un croquis autographe daté de 1564. La composition reprend le thème heureux des "Saintes Conversations" de tradition maniériste, dans laquelle la Madone à l'Enfant, toujours placée en position de supériorité évidente, dialogue avec les saints en adoration ; ici représentés sont Sainte Justin portant la palme du martyre, Saint Joseph à l'aspect d'un vieillard aux cheveux blancs, Saint Jérôme avec les attributs classiques de l'habit cardinalice, Saint Jean avec les vêtements typiques qui présagent son futur d'exégète et Saint François avec le froc franciscain. L'ajout de ces deux saints est à relier à la volonté du commanditaire de célébrer les deux frères, François et Jean, enterrés dans la nouvelle chapelle. Pour la construction spatiale, Veronese, comme déjà Titien dans le Retable Pesaro et Giovanni Bellini dans le Retable de San Zaccaria, met en scène une asymétrie calculée où les personnages sont encadrés par une architecture Renaissance délimitée par une colonne cannelée. La coupe oblique du socle et des colonnes, l'abside en plein cintre à mosaïque contribuent à dilater l'espace non plus rationnellement défini. Les effets lumineux sont en étroite relation avec le lieu original de conservation où la lumière naturelle provenait à l'origine du haut de la chapelle et de deux petites ouvertures ovales latérales : la portion de ciel (aujourd'hui partiellement disparue en raison d'une réduction de la toile) était magnifiée par la lumière qui descendant du haut immergeait le groupe dans une atmosphère dorée ; tandis que la lumière latérale accentuait la netteté de la colonne et les reflets des précieuses robes des saints. Le chromatisme lumineux, diffus et solaire, renforcé par la structure monumentale, sont les caractéristiques typiques de la production de Caliari entre 1560 et 1570. La composition obtint immédiatement un grand succès, on en connaît en effet plusieurs reproductions : une, demandée "par le résident d'Angleterre à Venise", une autre du XVIe siècle par un peintre anonyme, une troisième version du XVIIe siècle conservée aux Musées Capitolins réalisée par Giuseppe Bonati, une autre encore est la réinterprétation du XVIIIe siècle par Giovanni Antonio Guardi, enfin il y a la version passée par une vente Christie's à Londres. Paolo Caliari, dit Véronèse (1528-1588), se forma à Vérone, se détachant rapidement des maîtres locaux pour adopter un langage maniériste proche du Parmigianino. Transféré à Venise en 1551, il conserva un style "étranger" par rapport à la tradition de Titien : alors que ses contemporains misaient sur la fusion tonale, Véronèse choisit la centralité du dessin et une application chromatique nette, avec des zones de couleur franches et des contours précis. Préférant des gammes froides et précieuses accordées par contraste, il signa des cycles monumentaux au Palais des Doges, à la Bibliothèque Marciana et les célèbres fresques de la Villa Maser pour les frères Barbaro. Son art, qui influença profondément le baroque lagunaire, fut poursuivi après sa mort par l'atelier géré par ses fils Carlo et Gabriele ainsi que par son frère Benedetto.  Traduit