Apertura ricerca...
Exclusive

Maître de San Sebastiano Monti. Lamentation du Christ avec des Anges

Codice: 333867
Aggiungi ai preferiti
Auteur: Maestro del san Sebastiano Monti
Epoque : XVIIème siècle
Catégorie  : religieux
Exposant
AliceFineArt
Voir tous les articles du vendeur
Piazza Tre Martiri, 2, Rimini (RN (Rimini)), Italia
Paolo +39 335424463 | Anna +39 3333290299
https://www.anticoantico.com/espositori/gallery.asp?idantiquario=1098&lingua=fr
Maître de San Sebastiano Monti. Lamentation du Christ avec des Anges  Traduit
Description:
Maître de San Sebastiano Monti Lamentation du Christ avec des Anges Huile sur papier appliquée sur un panneau, cm 29,3 x 17, vers 1625. Provenance : collection privée. Sur le Golgotha, des nuages de plomb évoquent une éclipse. Une douce lumière se répand dans le soir, caressant la naturelle artificialité du Christ déposé. Les cuisses galbées se frottent l'une contre l'autre avec une sensualité voilée ; c'est l'abandon majestueux et tacite d'un ancien héros blessé. Vaincu et triomphant. Un ange s'attarde avec serviabilité dans l'ombre, sa tunique sculptée par le vent, sa chevelure ébouriffée entre de grandes ailes sombres, tandis qu'un autre, penché, affectueux dans la lumière dorée, s'embrase d'une splendeur pieuse, virile et féminine à la fois. La centralité narrative évidente de la Croix est libérée des symétries traditionnelles ; les figures, disposées dans une animation onduleuse et irrégulière, sont déjà tendues vers le baroque. Bien que dans la consonance sublime de la composition, du geste et du dessin, indiquant une invention sans aucun doute originale, le visage du Christ correspond à une physionomie récurrente chez Cerano [Voir Op. cit., 2005, pp. 190-191, pl. 44] dans des œuvres datables de la deuxième décennie du XVIIe siècle [Op. cit., 1989, pp. 134 - 135], tandis que les anges semblent découpés dans une toile de Giulio Cesare Procaccini. Daniele Crespi, génie consumé avec une précocité tragique, sut synthétiser la tradition lombarde avec la tradition classiciste bolonaise d'une manière grandiose, solaire, bien que non exempte d'inquiétudes visionnaires et nordiques. Cet apogée stylistique, que notre tableau incarne de manière exemplaire, se situe dans les années 1623-24 [Voir Op. cit., 1996, p. 7 et Op. cit., 2012, p. 71], en même temps que l'exécution d'un cycle de peintures à Milan, dans l'église détruite de San Protaso ad Monachos, pour la chapelle dédiée à Saint Jean-Baptiste. Un tel tournant résulta des nouvelles directives esthétiques post-tridentines définies par le cardinal Federico Borromeo, fondateur de l'Académie Ambrosienne (1620), condensées dans son De Pictura Sacra (1624) selon le triple impératif : delectare, docere, movere. L'anatomie polie du Christ, les visages angéliques, procurent un plaisir extatique, exaltant le sacrifice extrême. La lectio sur le sens suprême du martyre est la couronne d'épines et les clous veinés de sang, disposés latéralement, sans emphase ; ce n'est pas l'horreur et la contrition qui ont infusé à Jésus la dénigrement et la mort, mais une tendresse presque infantile, un désir de ressusciter dans la paix suprême. Le même modèle viril de notre Lamentation revient de manière obsessionnelle dans une série nourrie de tableaux, non pas par hasard diversement attribués à Cerano, Procaccini, Morazzone, Crespi, que certaines critiques attribuent à une seule et nouvelle personnalité mal documentée : le Maître de San Sebastiano Monti. L'émergence ex nihilo du Maître est une solution à la diatribe attributive [Voir Op. cit., 2006, p. 33] concernant la célèbre et controversée Pala avec la Décollation du Baptiste conservée à S. Alessandro à Milan (et son stupéfiant croquis dans une collection privée) [Op. cit., 2012, pl. 37-38]; il tire son nom d'un Saint Sébastien de l'ancienne Collection du Cardinal Monti, successeur de Federico Borromeo [Voir Op. cit., p. 75] et serait également l'auteur du Saint François en extase et Anges [Ibid. pl. 43] et du Saint François en méditation [Ibid. pl. 42] dans lesquels le modèle représenté est d'ailleurs toujours le même que celui de notre tableau. Parmi les toiles attribuées au Maître, nous trouvons enfin deux grandes palas conservées dans l'église de San Simpliciano à Milan ; notre Lamentation constitue manifestement la première idée pour la partie centrale de la Lamentation du Christ [Op. cit., 2012, pl. 48-49, fig. 1]. La « tension spirituelle » et la « vocation imaginative » de ces deux palas laisseraient reconnaître dans le Maître un véritable « alter ego » de Crespi, comme si les deux peintres étaient unis par un « mystérieux fil psychologique et stylistique » [Op. cit., 2012, pp. 77-78], sans exclure que le Maître puisse avoir été l'initiateur inconnu de Crespi à la peinture [Op. cit. 1989, pp. 83-85]. Il existe également un petit tableau, récemment vendu avec une attribution à Giovanni Andrea Ansaldo chez Farsettiarte (Vente n ° 169, lot n ° 647), maintenant dans une prestigieuse Galerie d'Antiquaires comme Maître de San Sebastiano Monti, qui reprend avec des variantes le thème de la Lamentation. L'antériorité logique de notre vibrante première idée par rapport à la monumentale toile de San Simpliciano, faute de toute documentation sur la commande et l'emplacement d'origine, suggérerait d'attribuer cette Lamentation du Christ avec des Anges au Maître de San Sebastiano Monti. Au dos du mince panneau de noyer, écrites au bistre avec trois graphies différentes, on lit: la signature énigmatique « D, C, F » (?), « DANIEL », « Crespi », le numéro d'inventaire « 31 ». Le panneau et les bandes de papier sont liés depuis le début, car en plusieurs points, la couche de peinture d'origine passe du support papier au support en bois sous-jacent ; cela rend plausible que certaines des écritures soient contemporaines de la peinture, voire une signature. Il serait donc un préjudice, sinon une erreur, d'exclure par principe que notre Lamentation puisse être une création de Daniele Crespi lui-même, rapidement accueillie par son propre alter ego fantomatique. Leonardo Scarfò  Traduit