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Le Mariage de la Vierge. Huile sur toile, école de Tolède, entourage de Luis Tristán.

Codice: 441498
2.000
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Auteur: scuola toledana entourage di Luis Tristan
Epoque : XVIIème siècle
Catégorie  : religieux
Exposant
Bisi Antichità
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Le Mariage de la Vierge. Huile sur toile, école de Tolède, entourage de Luis Tristán.  Traduit
Description:
Sujet : Le Mariage de la Vierge. Technique : huile sur toile. Artiste : école de Tolède, entourage de Luis Tristán. Le tableau que nous présentons est un exemple remarquable du maniérisme espagnol, probablement attribuable à l'"école de Tolède" et, plus précisément, à l'entourage de Luis Tristán, élève d'El Greco et son successeur immédiat à la tête de son école de peinture de l'ancienne capitale espagnole, dont il marquera en même temps la fin. Présent à l'atelier d'El Greco entre 1603 et 1607 ainsi qu'à la mort du Maître en 1614, Luis Tristán, malgré sa disparition prématurée, survenue en 1624, dix ans seulement après celle du Crétois, nous a laissé une abondante production d'œuvres, fidèles aux thèmes du Maître, mais simplifiées dans le schéma de composition par une lyrisme des formes le plus souvent ramené aux proportions du réel. Dès le retable de San Benedetto d'Ypes (localité près de Tolède), on observe des signes d'une émancipation naissante d'El Greco, surtout dans l'allongement des figures, en partie rendu avec difficulté. L'aspect chromatique est éloquent, avec des couleurs sourdes qui ont abandonné la transparence aérienne typique de la palette du Greco. Un rôle déterminant doit avoir été joué pour Tristán tant par l'influence des artistes italiens (Cambiaso, Zuccari) actifs à l'Escorial (le grand chantier de Philippe II) que, et, dans une mesure non moindre, par le voyage en Italie (1606-1613), où l'artiste a eu l'occasion de se confronter directement à la leçon de Caravage, première et directe cause de ce retour stylistique à l'humble réalité de tous les jours sans avoir nécessairement à abandonner le mysticisme d'El Greco, grâce auquel l'art espagnol avait été déprovincialisée, mysticisme, cependant, désormais abaissé à des tons plus humbles et modestes. Un rendu pictural constamment en équilibre entre la tradition "académique" italienne et la leçon transfiguratrice, toute tendue vers l'éternité d'El Greco, semble être la caractéristique principale de l'œuvre de Tristán, le tout filtré par une prise de conscience sérieuse du réalisme caravagesque (paradigmes sont San Pietro e San Francesco (Segovia, Palacio de Riofrío) ou Santa Monica del Prado). Ce plein retour de Tristán aux modules de composition du Greco dans le retable tardif (1623) pour le couvent de Santa Clara de Tolède témoigne de cette oscillation stylistique, un retable qui rappelle de près les vibrations stylistiques de l'El Greco du "Baptême du Christ" et de la "Pentecôte", au point d'inciter à tort le critique Ceán Bermúdez à l'attribuer à El Greco lui-même et non à Tristán. Quant à notre tableau, une comparaison avec le "Mariage de la Vierge" (Bucarest, Musée National d'Art de Roumanie) d'El Greco permet de retracer l'évolution de la manière de Tristán en inscrivant l'œuvre en question dans une période (précisément non identifiable en termes de date précise en vertu de la mentionnée "oscillation" de Tristán) en partie marquée par l'adhérence à la "déformation" d'El Greco, dont on abandonne cependant ici l'aspect chromatique exprimé par la prééminence accordée aux couleurs sourdes. De même, le schéma de composition de notre tableau atteste un hommage à la structure raphaëlite (ce Raphaël qu'El Greco, à l'instar de l'architecture, avait honoré, en l'insérant avec Michel-Ange, Titien et Clovio, dans son "Expulsion des marchands du temple") avec une certaine attention portée au détail architectural du temple, absent dans le Mariage d'El Greco, tout concentré sur la scène, située à l'intérieur avec une nette prise de distance par rapport aux solutions de perspective classiques.  Traduit