Apertura ricerca...
Exclusive

École lombarde du XVIIe siècle, nature morte avec assiettes, fleurs et fruits

Codice: 449861
6.000
Aggiungi ai preferiti
Epoque : XVIIème siècle
Catégorie  : Nature morte
Exposant
Ars Antiqua SRL
Voir tous les articles du vendeur
Via Pisacane, 55, Milano (MI (Milano)), Italia
+39 02 29529057
http://www.arsantiquasrl.com
École lombarde du XVIIe siècle, nature morte avec assiettes, fleurs et fruits  Traduit
Description:
École lombarde du XVIIe siècle Nature morte avec assiettes, fleurs et fruits Huile sur toile, 70 x 93,5 cm – avec cadre, 82 x 105 cm Cette nature morte avec assiettes, fleurs et fruits, attribuable à un auteur de l'école lombarde actif au pleno XVIIe siècle, est un excellent exemple de cette « peinture de la réalité » qui a caractérisé la production de natures mortes de l'Italie du Nord. La composition s'articule sur un plan d'appui sombre, où la lumière, presque d'ascendance caravagesque, analyse avec une précision analytique les différentes consistances matérielles. Sur la gauche, l'élément clé du tableau est constitué d'une série singulière d'assiettes en céramique blanche, remplies de petits fruits rouges et d'olives, servant de pivot visuel à toute la scène. Un détail d'un intérêt critique et documentaire extraordinaire se remarque dans la dernière assiette située au fond de la série, disposée frontalement vers le spectateur : au centre du cavet est peinte avec une subtile maîtrise la façade d'une église, caractérisée par un profil à pignon et des ordres architecturaux qui rappellent les grands dômes ou les basiliques du Nord de l'Italie, peut-être un hommage symbolique à la commande ou à une ville d'origine spécifique. Cette décoration raffinée transforme l'objet d'usage en un petit document d'identité civile, dialoguant idéalement avec le vase de fleurs placé sur la droite, où des œillets rouges panachés émergent de l'obscurité par des coups de pinceau vibrants. Au premier plan, la distribution des fruits suit un rythme paisible : les pêches et les abricots présentent une chair veloutée qui contraste avec la peau ridée des citrons sur la gauche et la compacité plastique des poires et des pommes. Chaque élément est rendu avec une volumétrie solide, où les passages clair-obscur décrivent avec honnêteté même les petites imperfections de la maturité, invitant à une réflexion silencieuse sur la beauté de la création, typique du thème de la Vanitas. Le fond brun profond n'est pas un vide inerte, mais un espace atmosphérique qui permet aux couleurs chaudes et aux blancs laiteux des majoliques de ressortir avec une force tactile, tandis que le riche cadre doré à motifs feuillagés ferme la scène, réaffirmant l'importance de l'œuvre comme objet destiné à la galerie d'une aristocratie provinciale instruite. L'ensemble révèle une main experte dans le rendu de la « peau » des choses, capable d'unir l'observation scientifique de la nature à une spiritualité domestique et recueillie, propre à la meilleure tradition picturale lombarde du XVIIe siècle.  Traduit