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Francesco Zucco, Crucifixion avec des saints

Codice: 406403
4.800
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Epoque : XVIème siècle
Catégorie  : religieux
Exposant
Ars Antiqua SRL
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Francesco Zucco, Crucifixion avec des saints  Traduit
Description:
Francesco Zucco (Bergame, vers 1570 – Bergame, 3 mai 1627) Crucifixion avec des saints Huile sur toile, 76 x 60 cm Avec cadre 95 x 79 cm Note critique du professeur Giuseppe Sava La crucifixion ici décrite appartient à l'école lombarde du XVIIe siècle. Sur un fond caractérisé par des tons froids et un paysage sombre et orageux, on aperçoit les bâtiments d'une ville qui doit être identifiée à Jérusalem. À droite, un arrière-plan montagneux dégarni et aux tons terreux couvre le reste de la vue urbaine, attirant ainsi le regard au premier plan où, au pied de la croix, la Madeleine et un saint guerrier, en armure et en vêtements du XVIIe siècle, sont agenouillés. Si la première regarde Jésus en pleurant et en se lamentant, le second montre le sacrifice ultime de la main et tourne son regard vers le spectateur. Ce dernier, qui porte la palme du martyre et un large manteau cramoisi, typique des saints guerriers, révèle son identité grâce à la masse d'armes posée sur le rocher, à sa droite. Le détail iconographique permet d'y reconnaître saint Défendant, militaire romain ayant vécu à Thèbes au IIIe siècle et martyrisé sous l'empereur Maximien. Le nom à prononcer pour la petite Crucifixion est celui de Francesco Zucco, peintre auquel le comte Francesco Maria Tassi (1793) a consacré une biographie entière. Né à Bergame vers 1570 (l'année exacte n'est pas encore étayée par des documents), rapidement enclin "à l'étude de la peinture", il fut "envoyé par son père à Crémone dans la très célèbre école des Campi". La paternité de l'œuvre peut être déduite de l'habitude d'immortaliser les personnages agenouillés sur un bloc de pierre, comme dans ce cas et comme dans le retable de San Pancrazio à Carobbio degli Angeli, daté de 1608, dans lequel la Vierge à l'Enfant est vénérée par San Bernardo et Santa Caterina da Siena. Les touches de lumière rapides frappent également certains points du paysage en arrière-plan et permettent de mieux distinguer le profil des bâtiments. Les tangences avec Giovan Battista Moroni et avec l'école bergamasque sont manifestes, bien que la lecture naturaliste laisse la place à un style presque héraldique de la peinture, de sorte que les figures, plutôt aseptisées et dénuées de vie, atteignent une consistance presque irréelle : c'est le résultat de l'entrelacement de la culture de l'image post-tridentine, purgée et rigoriste, avec les instances de la dernière saison du maniérisme, celui de matrice crémonaise. En ce sens, on peut citer les premiers maîtres de Zucco : les frères Campi, en particulier Giulio, dans la Crucifixion duquel à Santa Maria della Passione on retrouve Madeleine embrassant la croix et les forts contrastes de clair-obscur. Francesco Zucco lui-même réalise une version plus grande pour l'église de San Lorenzo à Bergame. La même disposition se retrouve dans la toile du même sujet de Giovan Paolo Cavagna, conservée à la Pinacothèque Tosio Martinengo de Brescia. Pour la datation, nous devons situer l'œuvre entre la deuxième et la troisième décennie du XVIIe siècle, au moment de la pleine maturité pour l'artiste bergamasque.  Traduit