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CHEF-D'ŒUVRE DE L'ÉCOLE VÉNÉTO-CRÉTOISE DU XVE SIÈCLE - Rarissime et muséale tempera sur bois du début du XVe siècle avec fond or "MADONE AVEC L'ENFANT, ANGES, SAINTS ET LE BAPTÊME DU CHRIST"

Codice: 123138
33.000
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Auteur: Scuola CRETO-VENETA di inizio QUATTROCENTO
Epoque : XVème siècle
Catégorie  : religieux
Exposant
Palazzo Del Buon Signore SRLS di Venturi Dinora 
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Via Pigno, 18, Bagnara di Romagna (RA (Ravenna)), Italia
3312560700 3406199460 3275865883
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CHEF-D'ŒUVRE DE L'ÉCOLE VÉNÉTO-CRÉTOISE DU XVE SIÈCLE - Rarissime et muséale tempera sur bois du début du XVe siècle avec fond or "MADONE AVEC L'ENFANT, ANGES, SAINTS ET LE BAPTÊME DU CHRIST"  Traduit
Mesures: : cm. 60 cm,: cm. 44 cm,: cm. 2,4 cm
Description:
Auteur : École Vénéto-Crétoise ou Créto-Vénète Rarissime tempera avec fond or peinte sur bois représentant : Madone avec l'Enfant couronnée par les Anges avec les Saints Nicolas et Jean-Baptiste (grand rectangle supérieur) et le Baptême du Christ (rectangle inférieur central) et Saint Georges (rectangles inférieurs droit et gauche)   École Vénéto-Crétoise (ou Créto-Vénète) du début du XVe siècle   Mesures : hauteur cm. 60 – largeur cm. 44 – épaisseur moyenne du bois : cm. 2,3 Chef-d'œuvre d'une valeur muséale absolue en parfait état de conservation Prix : € 33 000,00   Essai critique et expertise historico-artistique du PROF. GIOVANNI MORSIANI L'œuvre, absolument originale et d'époque, est un panneau de noyer peint à la tempera sur fond or (divisé en un rectangle supérieur, plus grand, et en trois inférieurs, plus petits, dont les deux latéraux identiques en dimensions). Il s'agit d'une œuvre d'auteur assez complexe en termes de conception historico-artistique et de symbolismes religieux qui fascine immédiatement l'œil de l'observateur par l'atmosphère archaïque et antique qu'elle sait créer, par la maîtrise de la représentation, par le détail miniaturiste et délicat des figures et par l'harmonie compositionnelle de la scène. Un véritable livre d'art "ouvert sur le passé", qui a miraculeusement traversé les siècles et l'histoire, pensé, composé et peint "sur bois" par un maître anonyme, dont la formation culturelle complexe nous apparaît ici non seulement picturale, mais aussi historique, philosophique et religieuse. L'œuvre s'ouvre, dans le grand rectangle supérieur, sur le visage purissime de la "Vierge couronnée par les Anges", représentée avec les yeux sombres et "bistrés" à l'orientale, le nez long et effilé, le teint olivâtre et la peau lisse d'une femme encore jeune, avec la robe riche, façonnée à l'orientale et avec le drapé finement souligné. La main droite de la Madone, avec les doigts longs, délicats et effilés, placée exactement en dessous de la main droite bénissante de l'Enfant (en position centrale en correspondance du "barycentre doré" de la scène), présente et indique le Fils (selon les stylèmes compositionnels qui définissent la "Madone Odigitria", c'est-à-dire "celle qui montre au monde la direction, le parcours de la Vérité et de la Vie"), l'accueillant doucement entre ses bras et le tenant assis sur le genou gauche. L'"Enfant", avec les formes bien proportionnées et le regard "mature", est saisi en train de lever la main droite pour bénir avec l'index et le majeur conjoints, tandis que dans la main gauche il présente un livre (qui symbolise la Parole de Dieu, cet "ego sum Via Veritas" qui signifie "à travers moi on parvient à la Vérité, à travers moi, si vous avez la Foi, vous pourrez un jour observer le Vrai Visage de Dieu"). Sur la droite du tableau, nous voyons représenté "Saint Jean-Baptiste", celui qui aura la tâche de baptiser le Christ sur les rives du Jourdain (comme le rectangle inférieur de l'œuvre nous le montre). Le Baptiste est représenté avec les bras croisés sur la poitrine, en adoration. Le drapé lourd des vêtements non riches indique son origine pauvre et son "statut" d'ascète. Sur la gauche du tableau, on peut voir la figure de "Saint Nicolas de Bari", ici représenté avec les vêtements épiscopaux, sans mitre mais avec le livre des Dons Célestes symbolisés par les pièces de monnaie imprimées sur la couverture du livre qu'il tient avec la main gauche et présente avec la droite. Comme nous le verrons, il fut évêque de Myra (aujourd'hui Demre), une ville située en Lycie, une province de l'Empire Byzantin, qui se trouve dans l'actuelle Turquie. Il est également connu en dehors du monde chrétien car sa figure a donné naissance au mythe de "Santa Claus" (ou Klaus ou Sankt Niklaus), et, à partir des deux derniers siècles, "Père Noël". Il est connu en Italie également sous le nom de San Nicolò et, dans les régions du Nord-Est, il a l'habitude d'apporter les cadeaux la nuit du 5 au 6 décembre. Dans les deux rectangles inférieurs droit et gauche, de dimensions égales, nous voyons deux représentations iconographiques de "Saint Georges" en train de tuer le dragon (l'iconographie la plus connue et postérieure au Xe-XIe siècle) avec la lance classique dégainée qui transperce le monstre (rectangle de gauche) et de tuer un homme (rectangle de droite) selon l'iconographie en vigueur jusqu'au XIe siècle (beaucoup moins connue que la traditionnelle). Concernant les histoires sur Saint Georges, jusqu'à cette époque, il n'y avait en effet aucune référence à la mort d'un dragon : le saint était vénéré simplement comme soldat-martyr qui avait converti les peuples infidèles. Pour cette raison, au moins jusqu'alors, l'image traditionnelle qui le représentait était celle d'un chevalier en train de transpercer un homme, symbole du "persécuteur païen et de l'hérésie". Ce n'est pas un hasard si les deux figures de Saint Georges convergent toutes deux vers le rectangle central plus grand, pour protéger sa signification la plus saillante : à savoir la réunification des deux églises, l'Orientale et l'Occidentale (représentées ici par le "Baptême du Christ"). Le rectangle central, placé en dessous de l'image mariale, représente précisément le "Baptême du Christ". Saint Jean-Baptiste, sur la gauche, est saisi en train d'asperger l'eau sur la tête de Jésus, immergé presque jusqu'à la taille dans l'eau du fleuve Jourdain. Sur la droite, on observe trois Anges regroupés ensemble, dont celui du centre n'est intuible que par la présence de l'auréole, tandis que celui le plus proche de Jésus, avec les ailes, est représenté en train de tendre au Christ un tissu pour l'essuyer. Ce personnage est l'Ange Gardien qui, selon la tradition chrétienne, commence à nous accompagner immédiatement après le Baptême. Juste au-dessus de la tête du Christ, nous remarquons un croissant de lune de couleur rouge vif avec trois rayons de lumière inférieurs en forme de "V" (pour symboliser la Très Sainte Trinité). L'artiste nous raconte de cette manière que c'est l'Esprit Saint qui plane sur toute la scène, avec sa "chaleur solaire" qui se fait "Lumière de Dieu qui illumine le monde".   Notes à l'Essai Critique La "Madone Odigitria", plus correctement Odegetria (du grec ancien ὸδηγήτρια, c'est-à-dire "celle qui instruit", qui "montre la direction"), autrement également connue comme Vierge Odigitria, Theotókos Odigitria, Panag[h]ía Odigitria et Madone de l'Itria, est un type d'iconographie chrétienne répandue en particulier dans l'art byzantin, vénéto-crétois et russe de la période médiévale et tardo-médiévale. L'iconographie est constituée de la Madone avec dans les bras l'Enfant Jésus assis en acte de bénédiction qui tient dans sa main un parchemin enroulé ou un livre et que la Vierge indique de la main droite (d'où l'origine de l'épithète). Histoire iconographique : ce thème figuratif tire son origine de l'icône homonyme qui représenta, à partir du Ve siècle, l'un des plus grands objets de culte à Constantinople. Selon l'hagiographie, en effet, cette relique aurait été l'une des icônes mariales peintes par l'évangéliste Luc qu'Elia Eudocia (Aelia Eudocia, environ 401-460), épouse de l'empereur Théodose II, aurait retrouvée en Terre Sainte et translata à Byzance. L'icône était conservée dans la basilique homonyme qui fut édifiée pour l'occasion au bord de la mer, en position décentrée par rapport au complexe constitué du palais impérial, du cirque et des deux églises de Sainte-Sophie et Sainte-Irène. L'icône originale, qui était portée en solennelles processions et pendant les triomphes, fut perdue lorsque Constantinople tomba aux mains des ottomans en 1453. Certains récits - historiquement de fiabilité douteuse - rapportent que l'icône se serait brisée, alors qu'elle était portée en procession, le 28 mai 1453, exactement la veille de la chute de la ville qui subissait le siège final de l'armée de Mahomet II. Le culte de cette icône fut particulièrement populaire : des églises et des lieux de culte lui sont dédiés, surtout en Grèce et dans l'Italie méridionale. Le Baptême de Jésus dans le Christianisme se réfère au Baptême reçu par Jésus de la part de Jean-Baptiste, tel que narré dans l'Évangile selon Marc (1,9-11), dans l'Évangile selon Matthieu (3,13-17) et dans l'Évangile selon Luc (3,21-22). L'événement est rappelé comme le premier des "Mystères de la Lumière" qui composent le Saint Rosaire. La fête du baptême de Jésus est célébrée par l'Église catholique et par l'Église anglicane le dimanche qui tombe du 7 au 13 janvier. Récits évangéliques Le Baptême de Jésus par Jean-Baptiste est narr  Traduit