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CHEF-D'ŒUVRE DE L'ÉCOLE VÉNÉTO-CRÉTOISE DU XVe SIÈCLE - Rarissime et muséale tempera sur bois du début du XVe siècle à fond d'or "VIERGE À L'ENFANT, ANGES, SAINTS ET LE BAPTÊME DU CHRIST"

Codice: 123371
33.000
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Auteur: Scuola CRETO-VENETA di inizio Quattrocento
Epoque : XVème siècle
Catégorie  : autre
Exposant
Palazzo Del Buon Signore SRLS di Venturi Dinora 
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Via Pigno, 18, Bagnara di Romagna (RA (Ravenna)), Italia
3312560700 3406199460 3275865883
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CHEF-D'ŒUVRE DE L'ÉCOLE VÉNÉTO-CRÉTOISE DU XVe SIÈCLE - Rarissime et muséale tempera sur bois du début du XVe siècle à fond d'or "VIERGE À L'ENFANT, ANGES, SAINTS ET LE BAPTÊME DU CHRIST"  Traduit
Description:
Vierge à l'Enfant couronnée par les Anges avec les Saints Nicolas et Jean-Baptiste (grand cadre supérieur) et le Baptême du Christ (cadre inférieur central), Saint Georges (cadre inférieur droit) tuant un dragon et Saint Démètre (cadre inférieur gauche) tuant un "Maure". Temperara rarissime à fond d'or peinte sur bois. École Vénéto-Crétoise (ou Créto-Vénitienne) du début du XVe siècle. Prix : 33 000,00 € Dimensions : hauteur 60 cm - largeur 44 cm - épaisseur moyenne du bois : 2,3 cm Chef-d'œuvre de valeur muséale absolue en parfait état de conservation. Essai critique et expertise historico-artistique du PROF. GIOVANNI MORSIANI L'œuvre, absolument originale et d'époque très ancienne, est un panneau de noyer peint à la tempera sur fond d'or (divisé en un cadre supérieur, plus grand, et en trois inférieurs, plus petits, dont les deux latéraux sont identiques en taille). Il s'agit d'une œuvre d'auteur, assez complexe dans sa conception historico-artistique et ses symboles religieux, qui captive immédiatement l'observateur par l'atmosphère archaïque et ancienne qu'elle sait créer, par la maîtrise de la représentation, par le détail miniaturiste et délicat des figures et par l'harmonie compositionnelle de la scène. Un véritable livre d'art "ouvert sur le passé", qui a miraculeusement traversé les siècles et l'histoire, pensé, composé et peint "sur bois" par un maître anonyme, dont la formation culturelle articulée nous apparaît ici non seulement picturale, mais aussi historique, philosophique et religieuse. L'œuvre se concentre, dans le grand cadre supérieur, sur le visage très pur de la "Vierge couronnée par les Anges", représentée avec les yeux sombres et "bistrés" à l'orientale, le nez long et fin, le teint olivâtre et la peau lisse d'une femme encore jeune, avec une robe riche, façonnée à l'orientale et avec un drapé finement souligné. La main droite de la Vierge, aux doigts longs, délicats et effilés, placée exactement sous la main droite bénissante de l'Enfant (en position centrale correspondant au "barycentre doré" de la scène), présente et désigne le Fils (selon les stylèmes compositionnels qui définissent la "Vierge Odigitria", c'est-à-dire "celle qui montre au monde la direction, le chemin de la Vérité et de la Vie"), l'accueillant doucement dans ses bras et le tenant assis sur son genou gauche. L'"Enfant", aux formes bien proportionnées et au regard "mature", est saisi en train de lever la main droite pour bénir avec l'index et le majeur joints, tandis que dans sa main gauche il présente un livre (qui symbolise la Parole de Dieu, cet "ego sum Via Veritas" qui signifie "par moi on parvient à la Vérité, par moi, si vous avez la Foi, vous pourrez un jour observer le Vrai Visage de Dieu"). Sur la droite du tableau, nous voyons représenté "Saint Jean-Baptiste", celui qui aura la tâche de baptiser le Christ sur les rives du Jourdain (comme le cadre inférieur de l'œuvre nous le montre). Le Baptiste est représenté avec les bras croisés sur la poitrine, en adoration. Le drapé lourd des vêtements non riches indique son origine pauvre et son "statut" d'ascète. Sur la gauche du tableau, on peut voir la figure de "Saint Nicolas de Bari", ici représenté avec ses vêtements épiscopaux, sans mitre mais avec le livre des Dons Célestes symbolisés par les pièces de monnaie imprimées sur la couverture du livre qu'il tient dans sa main gauche et présente dans sa droite. Comme nous le verrons, il fut évêque de Myre (aujourd'hui Demre), une ville située en Lycie, une province de l'Empire Byzantin, qui se trouve dans l'actuelle Turquie. Il est également connu en dehors du monde chrétien car sa figure a donné naissance au mythe de "Santa Claus" (ou Klaus ou Sankt Niklaus), et, à partir des deux derniers siècles, "Père Noël". Il est connu en Italie également sous le nom de San Nicolò et, dans les régions du Nord-Est, il a l'habitude d'apporter des cadeaux dans la nuit du 5 au 6 décembre. Dans les deux cadres inférieurs droit et gauche, de dimensions égales, nous voyons deux représentations iconographiques, respectivement, de "Saint Georges" tuant le dragon (l'iconographie la plus connue et postérieure aux Xe-XIe siècles) avec la lance dégainée classique qui transperce le monstre (cadre de gauche) et de "Saint Démètre" tuant un homme (cadre de droite), c'est-à-dire "un Maure". En ce qui concerne les histoires sur Saint Georges, le saint était vénéré simplement comme un soldat-martyr qui avait converti les peuples infidèles. Quant à Saint Démètre de Thessalonique, l'image traditionnelle le représente, justement, comme un cavalier en train de transpercer un homme, symbole du "persécuteur païen et de l'hérésie". Ce n'est pas un hasard si les deux figures de Saint Georges et Saint Démètre convergent toutes deux vers le cadre le plus grand central, pour protéger sa signification la plus saillante : à savoir, la réunification des deux Églises, celle d'Orient et celle d'Occident (représentées ici par le "Baptême du Christ"). Le cadre central, placé sous l'image mariale, représente ainsi le "Baptême du Christ". Saint Jean-Baptiste, à gauche, est saisi en train d'asperger de l'eau sur la tête de Jésus, immergé presque jusqu'à la taille dans l'eau du fleuve Jourdain. Sur la droite, on observe trois Anges regroupés ensemble, dont celui du centre n'est perceptible que par la présence de l'auréole, tandis que celui le plus proche de Jésus, avec les ailes, est représenté en train de tendre au Christ un linge pour l'essuyer. Ce personnage est l'Ange Gardien qui, selon la tradition chrétienne, commence à nous accompagner immédiatement après le Baptême. Juste au-dessus de la tête du Christ, nous remarquons un croissant de lune de couleur rouge vif avec trois rayons de lumière inférieurs en forme de "V" (symbolisant la Très Sainte Trinité). L'artiste nous raconte ainsi que c'est l'Esprit Saint qui plane sur toute la scène, avec sa "chaleur solaire" qui se fait "Lumière de Dieu qui illumine le monde". Les représentations picturales, en mosaïque et en sculpture de la "Vierge ou Sainte Vierge Odigitria" sont multiples et se succèdent au cours des siècles à partir de l'Art Byzantin jusqu'au XVIIe siècle. D'une importance particulière pour éclairer de connaissances supplémentaires l'œuvre présentée ici est la "Vierge Odigitria à l'Enfant", mosaïque du XIIe-XIIIe siècle, d'origine tardo-byzantine, toujours visible dans la Crypte de la Basilique Saint-Marc de Venise. Une œuvre presque superposable, en termes de conception stylistique et artistique, à la nôtre. Pour démontrer le fondement historico-artistique de la déjà citée "École Vénéto-Crétoise". Notes sur l'Essai Critique La "Vierge Odigitria", plus correctement "Odegetria" (du grec ancien ὸδηγήτρια, c'est-à-dire "celle qui instruit", qui "montre la direction"), également connue sous le nom de Vierge Odigitria, Theotókos Odigitria, Panag[h]ía Odigitria et Vierge de l'Itria, est un type d'iconographie chrétienne répandue en particulier dans l'art byzantin, vénéto-crétois et russe de la période médiévale et tardo-médiévale. L'iconographie est constituée de la Vierge avec l'Enfant Jésus assis sur ses genoux en train de bénir tenant dans sa main un parchemin enroulé ou un livre et que la Vierge indique de sa main droite (d'où l'origine de l'épithète). Histoire iconographique : ce thème figuratif tire son origine de l'icône homonyme qui représenta, à partir du Ve siècle, l'un des plus grands objets de culte à Constantinople. Selon l'hagiographie, en effet, cette relique aurait été l'une des icônes mariales pe  Traduit