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XIXe siècle, Vénus de Milo

Codice: 458573
9.000
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Epoque : XIXème siècle
Catégorie  : Du XIXème siècle
Exposant
Ars Antiqua SRL
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XIXe siècle, Vénus de Milo 
Description:
XIXe siècle Vénus de Milo Marbre, hauteur 98 cm La sculpture examinée constitue une reproduction raffinée en marbre blanc du XIXe siècle de la très célèbre Vénus de Milo, l'un des chefs-d'œuvre les plus emblématiques de la statuaire grecque, aujourd'hui conservé au Musée du Louvre à Paris. L'original, datant d'environ 130 av. J.-C. et découvert en 1820 sur l'île de Milo par un paysan et des officiers français, est conventionnellement attribué au sculpteur Alexandros d'Antioche. L'œuvre s'inscrit dans la période hellénistique, tout en fusionnant habilement des éléments de la tradition classique des Ve et IVe siècles av. J.-C., tels que la componction expressive du visage praxitélicien et la posture sinueuse en chiasme d'inspiration lysippéenne. La déesse, initialement identifiée comme Aphrodite ou peut-être comme Amphitrite, est représentée debout, le torse nu et un riche drapé ceint ses hanches, glissant vers le bas en plis profonds qui accentuent le dynamisme rotatif du corps. La perte des bras, survenue dès la découverte ou lors des phases tumultueuses de son transport vers la France, est paradoxalement devenue la caractéristique distinctive de l'œuvre, la transformant en un symbole absolu de beauté idéale et de suggestive fragmentation classique. Au cours du XIXe siècle, l'acquisition de la Vénus par la couronne française a déclenché une véritable opération de propagande culturelle menée par le directeur du Louvre, visant à glorifier l'œuvre pour occulter la perte des sculptures du Parthénon rendues à l'Angleterre et les chefs-d'œuvre soustraits par Napoléon et rendus à l'Italie. Cette ferveur institutionnelle s'est rapidement traduite par une diffusion extraordinaire de son iconographie à l'échelle mondiale. La Vénus de Milo est devenue le modèle didactique et académique par excellence, reproduit sans cesse pour les académies d'art, les musées et les collections privées de toute l'Europe. Si les ateliers de moulage du Louvre produisaient des moulages officiels en plâtre, les ateliers artistiques spécialisés ont répondu à la demande massive de la haute bourgeoisie en réalisant des traductions en marbre de différentes tailles, souvent destinées à enrichir les salons d'honneur et les jardins d'hiver des demeures privées. La version en objet, avec ses 98 centimètres de hauteur, s'inscrit parfaitement dans ce phénomène de collection du Grand Tour et du renouveau néoclassique du XIXe siècle, se configurant comme une réduction d'échelle d'une grande habileté technique. Le sculpteur du XIXe siècle a fidèlement reproduit non seulement la mutilation caractéristique des bras, désormais partie intégrante du mythe visuel de la déesse, mais a également su restituer la douceur de l'épiderme marbrier en contraste avec le clair-obscur du drapé, témoignant ainsi que le culte de l'Antiquité continuait à façonner le goût esthétique et la décoration intérieure de l'époque.