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Caprice vénitien avec bateaux dans le port, XVIIIe siècle

Codice: 458197
700
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Auteur: Scuola veneta, XVIII secolo
Epoque : Deuxième moitié du XVIIIème siècle
Catégorie  : Paysage avec figures
Exposant
DEQU.ART
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Via Novara, 6, Omegna (VB (Verbania)), Italia
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Caprice vénitien avec bateaux dans le port, XVIIIe siècle 
Description:
École vénitienne, XVIIIe siècle Caprice avec des bateaux dans le port Huile sur toile, 24 × 20 cm Cadre original Raffiné capriccio vénitien du XVIIIe siècle représentant une vue fantaisiste d'un port, dans lequel des éléments architecturaux, des vues lagunaires et des bateaux sont harmonieusement combinés selon l'un des genres les plus appréciés par la clientèle internationale du XVIIIe siècle vénitien. L'œuvre, de format de chambre agréable, conserve son cadre d'origine. La composition est construite selon une balayage perspectif calibré. Au premier plan, sur la gauche, s'élève un écran architectural composé d'édifices qui servent d'élément scénographique et dirigent le regard vers l'accostage. Au centre se trouvent quelques bateaux de transport avec des mâts fins et un gréement soigneusement décrit, animés par la présence de petites figures engagées dans les activités du port. À l'arrière-plan, la lagune s'ouvre sur une ligne de collines baignée d'une lumière atmosphérique qui dissout progressivement les formes, selon une sensibilité pleinement settecentiste. Rendu particulièrement réussi est celui du ciel, parcouru de nuages en mouvement et d'une luminosité rasante qui crée un contraste efficace entre les masses architecturales dans l'ombre et l'horizon éclairci. La palette, dominée par des bleus, des verts et des bruns chauds, met en évidence une peinture libre et vibrante, jouée davantage sur les effets atmosphériques que sur le détail descriptif. Le capriccio constitue l'un des genres les plus caractéristiques de la peinture vénitienne du XVIIIe siècle. Contrairement à la vue topographique, qui reproduit fidèlement un lieu reconnaissable, le capriccio naît de l'invention libre de l'artiste, qui combine des bâtiments réels, des ruines classiques, des architectures imaginaires et des vues lagunaires dans une construction idéale. Ce langage pictural répondait au goût de la clientèle cosmopolite du Grand Tour, désireuse d'acquérir des images qui restituaient non pas tant un document urbain précis qu'il ne restituait l'atmosphère cultivée et romantique de la Sérénissime. Le capriccio se place ainsi à mi-chemin entre le paysage, la scénographie théâtrale et la fantaisie archéologique, devenant l'un des produits artistiques les plus demandés sur le marché européen du XVIIIe siècle. L'œuvre s'inscrit dans la tradition inaugurée par Marco Ricci, authentique innovateur du paysage vénitien, qui introduisit une peinture libre, lumineuse et fortement scénographique. Ce langage fut développé par Luca Carlevarijs, premier grand paysagiste vénitien, et atteignit sa pleine maturité dans les inventions de Michele Marieschi, auteur de célèbres caprices dans lesquels l'architecture devient un élément théâtral et dynamique. La construction compositionnelle du présent tableau, avec l'écran architectural latéral, le port animé de voiliers et l'ouverture lumineuse vers l'horizon, rappelle en outre certaines inventions de Francesco Albotto et de la cercle des paysagistes vénitiens actifs dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, chez qui la description topographique laisse place à une vision plus lyrique et atmosphérique. Malgré ses dimensions réduites, le tableau démontre une bonne maîtrise de la construction spatiale et du rendu lumineux, qualités qui suggèrent la main d'un peintre formé dans l'environnement lagunaire et à jour sur les principaux modèles de la peinture vénitienne contemporaine. Restaurations et intégrations picturales dans la partie gauche, petites lacunes de couleur qui ne compromettent pas la lisibilité de l'œuvre.