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Exclusive

XVIIe siècle, Christ avec deux anges au Sépulcre

Codice: 457444
3.400
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Epoque : XVIIème siècle
Catégorie  : Religieux
Exposant
Ars Antiqua SRL
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XVIIe siècle, Christ avec deux anges au Sépulcre 
Description:
XVIIe siècle Christ avec deux anges au Sépulcre Huile sur cuivre, 31 x 20 cm – avec cadre, 36 x 26 cm Au centre de la composition trône la figure du Christ, debout et légèrement penché, caractérisée par un teint diaphane qui émerge avec vigueur du fond sombre et profond. Jésus est flanqué de deux anges aux robes colorées, qui l'assistent de gestes empreints d'une tendre mélancolie, soutenant le lourd manteau sombre qui lui retombe sur les épaules. La scène se déroule près du sépulcre, un élément qui, avec la présence des figures angéliques, renvoie directement à la typologie du Christ mort soutenu par des anges, thème cher à la peinture de la Contre-Réforme et baroque. Cependant, l'auteur de ce cuivre introduit une variante iconographique d'un grand intérêt : contrairement aux modèles célèbres, comme ceux de Véronèse conservés au Museum of Fine Arts de Boston ou la version de Camillo Procaccini, où le corps du Christ est abandonné dans le sommeil de la mort et privé de vie propre, ici le Sauveur apparaît vivant, sentient et en position droite. Ce choix compositionnel génère une ambiguïté sémantique voulue, qui fusionne le moment de la Passion avec celui de la Résurrection imminente, greffant sur le cadre du gisant des éléments issus de la tradition de l'Ecce Homo. Les détails sont sans équivoque : les mains de Jésus sont étroitement liées aux poignets par une corde, la tête est ceinte de la couronne d'épines et le manteau qui l'enveloppe rappelle la pourpre royale de la dérision. On y ressent l'écho des célèbres interprétations du Caravage, en particulier celles du Palazzo Bianco à Gênes et du Musée du Prado, où la dignité de la douleur est exprimée par la tension des membres et le regard baissé. L'artiste du XVIIe siècle parvient ainsi à condenser toute la parabole du sacrifice chrétien en une seule image, transformant le cuivre en une scène où le Vir Dolorum et le Christ vainqueur de la mort coexistent. La facture picturale, typique du goût du XVIIe siècle, joue sur des contrastes lumineux vibrants, où la lumière semble émaner directement de la chair martyrisée du Christ, guidant l'œil de l'observateur vers les signes du martyre, noblesse acquise par un coup de pinceau savant qui rend de la douceur aux tissus et de l'intensité émotionnelle aux visages angéliques. L'œuvre se configure ainsi non seulement comme un objet de culte privé, mais aussi comme une réflexion théologique visuelle sur la nature humaine et divine du Rédempteur.