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École véronaise, XVIIe siècle, Tobie et l'ange

Codice: 457011
4.800
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Epoque : XVIIème siècle
Catégorie  : Religieux
Exposant
Ars Antiqua SRL
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École véronaise, XVIIe siècle, Tobie et l'ange 
Description:
École véronaise, XVIIe siècle Tobie et l'ange Huile sur ardoise, 26 x 37 cm Avec cadre, 29,5 x 39,5 cm Le récit biblique de Tobie et de l'ange a inspiré de très nombreux peintres au fil des siècles : le jeune Tobie rencontra Raphaël, qui n'avait cependant pas l'apparence d'un ange, et se mit en voyage avec lui et son petit chien. Arrivés sur le fleuve Tigre, Tobie voulut prendre un bain ; un poisson, cependant, jaillit de l'eau et tenta de lui dévorer le pied. Incité par Raphaël, Tobie réussit à saisir le poisson, le jeta sur la rive et lui retira le cœur, le foie et la bile, qui auraient été, selon l'ange, des remèdes contre les démons et les maladies oculaires. En effet, une fois rentré chez lui, Tobie saupoudra les yeux de son père avec la bile du poisson et celui-ci recouvra miraculeusement la vue. Même dans cette version, le jeune homme est représenté avec un poisson à la main, guidé par l'archange dans un environnement sauvage et dépourvu de toute autre présence humaine. Parmi les éléments les plus caractéristiques des œuvres de l'école véronaise, on trouve des tapis aux couleurs veloutées, des drapés imprégnés d'une lumière intense, des broderies raffinées des orlures et des textures précieuses des étoffes. Dans les éléments naturels, on retrouve les fonds typiques avec des paysages naturels riches en nuances chromatiques, comme des collines couvertes d'une végétation luxuriante, des éléments végétaux et des reliefs plus arides au loin. Les couleurs vives et éclatantes correspondent également aux enseignements de l'école véronaise et donc aussi de l'école vénitienne, bien que les contrastes clairs-obscurs soient ici davantage mis en évidence dans les zones en contre-jour. L'effet extrêmement vibrant et réfléchissant de la peinture est certainement exalté par le support : l'ardoise. La peinture sur marbre ou sur ardoise est assez rare, mais précieuse pour ses effets. La rareté des œuvres peintes sur pierre, en ce qui concerne les grandes figures, découle principalement du poids du matériau lapidé, bien supérieur à celui d'une planche de bois ou d'une toile. L'usage de ce support s'est également affirmé en Vénétie au cours du XVIe siècle, à tel point que de grands artistes du calibre de Titien et de Sébastiano del Piombo se sont essayés à la réalisation d'œuvres sur ce genre de support. Un exemple dans le domaine véronais peut être représenté par le Jugement de Salomon de Giovanni Battista Amigazzi, peintre de l'école véronaise actif entre le XVIe et le XVIIe siècle ; mais le filon de la peinture sur ardoise se retrouve également dans les collections du palais Maffei et du musée de Castelvecchio, qui contiennent de très nombreux exemples de peinture sur ardoise par des peintres véronais.