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Exclusive

Porcelaine de Meissen, seconde moitié du XVIIIe siècle, Chiot de Bologne sur un coussin

Codice: 456663
3.600
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Epoque : XVIIIème siècle
Catégorie  : Du XVIIIème siècle
Exposant
Ars Antiqua SRL
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Porcelaine de Meissen, seconde moitié du XVIIIe siècle, Chiot de Bologne sur un coussin 
Description:
Porcelaine de Meissen, seconde moitié du XVIIIe siècle Chiot de Bologne sur un coussin Porcelaine décorée, 24 x 22,5 x 14 cm Marque bleue en forme d'épée fantaisiste et gravure du modèle 2513 sur la face inférieure non émaillée Un Chien de Bologne en porcelaine dure de Meissen est assis doctement sur un coussin rectangulaire, sa langue rosée étant légèrement sortie et ses yeux noirs brillants fixant l'observateur dans une expression animée et presque surprise. Le pelage de l'animal est rendu avec une habileté extraordinaire : un fond blanc parcouru de mèches ondulées, maculées de brun foncé sur les longues oreilles tombantes et le dos, avec des nuances qui imitent la douceur du poil naturel de la race. Le coussin sur lequel le chien est assis est décoré d'un tapis dense de motifs floraux polychromes - roses, campanules, feuilles vertes - sur fond jaune clair, animé aux coins par des pampilles dorées qui en rehaussent le caractère précieux et le goût typiquement XVIIIe siècle pour l'ornement minutieux. La base est bordée d'or, selon une coutume décorative bien établie dans la production de la célèbre manufacture saxonne. L'histoire de la porcelaine de Meissen prend racine au début du XVIIIe siècle, lorsque l'Électeur de Saxe Auguste le Fort, animé par une véritable obsession pour les céramiques orientales, finança les recherches d'Ehrenfried Walther von Tschirnhaus et de Johann Friedrich Böttger. Ce dernier, qui s'était initialement présenté comme un alchimiste capable de transformer les métaux en or, trouva dans la collaboration avec Tschirnhaus la voie vers un résultat bien plus durable : la synthèse de la porcelaine dure européenne. La Manufacture Royale ouvrit officiellement en 1710 dans le château d'Albrechtsburg, à Meissen, non loin de Dresde. Les premiers modèles furent inspirés des porcelaines chinoises et japonaises d'Arita, mais dès les années trente du XVIIIe siècle, la manufacture avait développé un langage plastique tout à fait autonome, grâce notamment au génie de Johann Joachim Kändler, entré dans la manufacture en 1731 et devenu le principal modeleur de la maison. Kändler reçut des commandes pour de nombreuses figures de chiens, et ses livres de travail témoignent d'une production zoomorphique très vaste, d'où émergent le soin apporté à la représentation anatomique et l'attention portée à la caractérisation psychologique des animaux. De 1774 à 1814, la direction artistique passa à Camillo Marcolini-Ferretti, qui introduisit une étoile dans la marque des deux épées croisées, donnant naissance à la période dite de Marcolini, caractérisée par un goût de plus en plus néoclassique sans pour autant renoncer à la qualité d'exécution. En 1861, la manufacture fut transférée dans la vallée de Triebisch, où elle se trouve encore aujourd'hui. Le type de chien sur coussin fleuri avec des pampilles appartient à une série de modèles kändleriens qui eurent une grande diffusion dans les cours européennes de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Une comparaison directe est possible avec le soi-disant chien "bolonais" de Meissen, présent en différentes variantes chromatiques dans d'importantes collections muséales : le Metropolitan Museum of Art de New York conserve un exemplaire de ce type, datant de la première moitié du XVIIIe siècle, ayant déjà appartenu à une collection privée française avant 1743, témoignage de la précocité avec laquelle ces sculptures circulèrent parmi les grands collectionneurs européens. Le Louvre de Paris possède également des versions de ce modèle, qui se différencient de l'exemplaire ici considéré par le type de race représentée et par les solutions décoratives du coussin. À Palazzo Pitti, à Florence, est conservé un carlin en porcelaine de Meissen qui partage avec notre chien-loup la même posture compositionnelle, tout en différant par le sujet et la palette. Les chiens bolonais de Meissen jouirent d'une immense popularité au XVIIIe siècle, étant parmi les cadeaux les plus précieux que les puissants de l'époque s'échangeaient. Le Chien de Bologne ici présenté se distingue de ces comparaisons par la vivacité chromatique du coussin fleuri, qui rappelle les motifs "indianischen Blumen" tant en vogue dans la production de Meissen de la seconde moitié du siècle, et par la qualité extraordinaire de la modélisation du pelage. Des exemplaires identiques en modèle apparaissent très rarement sur le marché de l'antiquité, ce qui confirme leur valeur historique et de collection.