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Exclusive

Peintre de l'école de Cortone, XVIIe siècle, Immaculée Conception

Codice: 456127
2.400
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Epoque : XVIIème siècle
Catégorie  : Religieux
Exposant
Ars Antiqua SRL
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Peintre de l'école de Cortone, XVIIe siècle, Immaculée Conception 
Description:
Peintre de l'école de Cortone, XVIIe siècle Immaculée Conception Huile sur cuivre, 26,5 x 21 cm Avec cadre, 48 x 39 cm Petit tableau à l'huile sur cuivre, de forme octogonale allongée, représentant l'Immaculée Conception selon l'iconographie traditionnelle : la Vierge, vêtue de rouge et drapée d'un large manteau bleu, est représentée debout sur le croissant de lune, les mains croisées sur la poitrine dans un geste d'humble recueillement, le visage incliné et les yeux fermés, tandis qu'à ses pieds gît vaincu le dragon, symbole du péché originel vaincu par la pureté mariale. La tête est ceinte d'une couronne d'étoiles, allusion aux versets de l'Apocalypse qui alimentent la dévotion et l'iconographie liées au dogme de l'Immaculée Conception. La composition s'inspire du grand modèle élaboré par Pietro da Cortona pour le retable de l'Immaculée Conception aujourd'hui dans l'église de San Filippo Neri à Pérouse, dont le peintre de cette petite œuvre reprend la figure de la Vierge, le croissant de lune et le dragon. La fortune de l'invention cortonesque, capable de s'imposer comme référence pour d'innombrables variantes du même sujet dans toute la péninsule, est due en grande partie à la diffusion des estampes, en particulier des gravures réalisées par François Spierre dans la seconde moitié du XVIIe siècle, qui permirent de faire connaître le modèle cortonesque même au-delà des frontières de l'Ombrie, le rendant accessible à des peintres actifs dans des contextes variés. Par rapport à la majorité des peintures reprenant ce sujet, ici le fond abandonne le ciel habituel rempli de nuages et de visages angéliques pour un paysage collinaire sobre, avec une ville perchée sur une hauteur rendue avec une très fine pointe de pinceau. Une comparaison utile pour situer la culture figurative cortonesque dans laquelle évolue l'auteur de cette œuvre se trouve dans les décorations du Palais Pitti peintes par Pietro da Cortona lui-même : de nombreux visages féminins de la Salle de Jupiter partagent avec la Vierge représentée ici la même douceur, la même manière d'incliner la tête les yeux fermés sur l'épaule, le même sourire léger et composé. Le format octogonal et le support en cuivre, surface lisse et compacte idéale pour une peinture de détail minutieux, placent l'œuvre dans la production florissante de petits tableaux dévotionnels destinés aux environnements domestiques et aux oratoires privés, très répandue au XVIIe siècle : œuvres de dimensions modestes, conçues pour la méditation personnelle, souvent reproduites à partir de modèles de grand succès comme celui de Cortone.