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XVII siècle, Colonnes torses avec raisins et feuilles

Codice: 453780
2.800
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Epoque : XVIIème siècle
Catégorie  : Du XVIIème siècle
Exposant
Ars Antiqua SRL
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XVII siècle, Colonnes torses avec raisins et feuilles 
Description:
XVIIe siècle Colonnes torses avec raisins et feuilles Bois peint et doré, cm x 183 x 23 x 22 L'évolution de la colonne torsadée représente l'un des chapitres les plus fascinants de l'histoire de l'architecture, incarnant un dynamisme plastique qui défie la staticité de la matière. Des artefacts comme la paire du XVIIe siècle en bois peint et doré analysée ici témoignent de l'exceptionnel savoir-faire atteint par les ébénistes italiens, capables de traduire en élan vital une structure à la technique complexe. Le fût qui s'enroule sur lui-même, allégé par une spirale perpétuelle, trouve ses racines légendaires dans le Temple de Jérusalem. Définie "salomonique" car la tradition chrétienne la considérait comme l'élément architectural suggéré directement par Dieu à Salomon au Xe siècle avant J.-C., cette forme fut investie d'une aura d'architecture divine. Bien qu'employée dès l'âge impérial romain, notamment dans la décoration des sarcophages comme variante expressive du fût longiligne classique, sa consécration symbolique eut lieu après la destruction du temple. C'est l'empereur Constantin qui fit don à la Basilique Saint-Pierre des célèbres colonnes en marbre de Paros qui constitueraient l'ancienne Pergula, un noyau original augmenté ensuite à douze éléments par le pape Grégoire III au fil des siècles. À l'époque romane, la colonne torsadée conserva une diffusion capillaire dans les cloîtres et les portails, pour ensuite subir une éclipse partielle durant la Renaissance, lorsque le retour rigoureux à la classicité imposa à nouveau la prédominance du fût lisse ou cannelé. Cependant, le début du XVIe siècle marqua sa renaissance monumentale à Rome, se manifestant d'abord dans les inventions picturales de Raphaël et de son école, pour ensuite aboutir aux expérimentations fastueuses de l'architecture maniériste. L'apogée de la complexité sémantique fut finalement atteint avec le Baroque, trouvant en 1624 sa plus grande expression dans le colossal Baldaquin de bronze de Gian Lorenzo Bernini à Saint-Pierre. Dans ce contexte, la colonne ne sert pas seulement de soutien, mais devient métaphore du triomphe de l'esprit. La décoration de rinceaux de vigne et de grappes de raisin, visible dans la polychromie des artefacts ligneux du XVIIe siècle, enrichit l'œuvre de stratifications allégoriques : si en clé profane elle évoque l'opulence dionysiaque, dans l'Évangile de Jean elle symbolise l'union mystique entre les fidèles et le Christ, source de vraie vie. Les feuilles et les grains, rendus avec une vigueur sculpturale, transforment l'élément architectural en un corps vibrant où l'or des chapiteaux et des rinceaux dialogue avec les tonalités brunes du fût, célébrant un idéal de bien-être et de bénédiction qui traverse les millénaires.