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Exclusive

École vénitienne, XVIIIe siècle, Bacchanale ou Triomphe de la Vertu

Codice: 453667
2.400
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Epoque : XVIIIème siècle
Catégorie  : mythologique
Exposant
Ars Antiqua SRL
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+39 02 29529057
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École vénitienne, XVIIIe siècle, Bacchanale ou Triomphe de la Vertu  Traduit
Description:
École vénitienne, XVIIIe siècle Bacchanale ou Triomphe de la Vertu Huile sur cuivre, 22 x 17 cm Le raffiné tableau sur cuivre à l'examen constitue un exemple typique de la grâce décorative de l'école vénitienne du XVIIIe siècle, une œuvre qui respire l'atmosphère lumineuse et théâtrale du plein Rococo. Bien qu'à première vue la présence d'un satyre puisse faire penser à un bacchanale, la composition suggère en réalité une allégorie morale ou mythologique plus structurée, comme le triomphe de la vertu ou une nymphe punissant le désir sauvage. Le style renvoie immédiatement aux modèles de Jacopo Amigoni ou d'auteurs apparentés comme Antonio Balestra, où les physionomies des figures féminines sont douces, presque diaphanes, et les mouvements possèdent une élégance chorégraphique soulignée par les draperies qui semblent gonflées par le vent. L'usage du cuivre comme support exalte la brillance des pigments typiques de la palette vénitienne, avec ce rose cerise et cet azur intense qui ressortent dans le contraste chromatique entre la peau claire des nymphes et le teint sombre et terreux du satyre abattu au premier plan. Chaque élément, du geste de la figure centrale qui brandit un rameau comme signe de suprématie à l'outre renversée à côté de la créature mythologique, contribue à raconter le contrôle de la raison sur les instincts primordiaux, le tout enfermé dans une dimension picturale d'extraordinaire douceur et luminosité qui transforme un moment de confrontation en une scène d'exquise harmonie esthétique. Le succès extraordinaire du courant mythologique et allégorique vénitien au XVIIIe siècle est dû à la capacité des grands maîtres vénitiens de transformer la peinture en un langage cosmopolite et séduisant capable de conquérir les cours de toute l'Europe, de Londres à Madrid jusqu'à Saint-Pétersbourg. Cette production ne visait pas une représentation dramatique ou réaliste du mythe, mais cherchait une dimension de pure évasion esthétique où les divinités et les figures légendaires devenaient des prétextes pour mettre en scène une chorégraphie de corps graciles et de couleurs lumineuses.  Traduit