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École napolitaine des XVIIe – XVIIIe siècles, Adoration des Mages

Codice: 453495
4.800
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Epoque : XVIIème siècle
Catégorie  : Religieux
Exposant
Ars Antiqua SRL
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École napolitaine des XVIIe – XVIIIe siècles, Adoration des Mages 
Description:
École napolitaine des XVIIe et XVIIIe siècles Adoration des Mages Huile sur toile, 81 x 65 cm L'œuvre représente l'Adoration des Mages selon une composition d'une grande maîtrise scénographique, typique de la culture figurative napolitaine à cheval entre le XVIIe et le XVIIIe siècle. La scène est organisée autour d'un noyau central bien défini : la Vierge, drapée d'un manteau bleu sur une robe rouge, est assise légèrement surélevée et tient l'Enfant qui tend les mains vers le roi agenouillé à ses pieds. Ce dernier, âgé et la tête découverte en signe de dévotion, présente ses dons enveloppé dans de riches parures dorées aux bords décorés, dont le chromatisme chaud domine la partie inférieure droite de la toile. À gauche de la Vierge, saint Joseph émerge de l'ombre, sa silhouette dans la pénombre marquant son rôle de témoin discret. Derrière le cortège royal, d'autres personnages sont entrevus, partiellement cachés par l'obscurité, tandis qu'en arrière-plan architectural, une structure de colonnes en ruine, évocation de la ruine païenne cédant la place au nouvel ordre chrétien, laisse apparaître une lueur de ciel lumineux. En haut à droite, une figure en vert et ocre, peut-être un troisième roi mage ou un page, pointe vers la scène d'un geste éloquent. La lumière, rasante et chaude, construit une dramaturgie clair-obscure d'ascendance caravagesque, filtrée cependant par la sensibilité plus douce et coloristique de l'école parthénopéenne mature. Le tableau s'inscrit pleinement dans le contexte de la peinture napolitaine de la fin du XVIIe et du début du XVIIIe siècle, une période où la leçon de Luca Giordano, avec sa capacité de synthèse entre le naturalisme et l'élégance coloristique vénitienne et baroque, avait ouvert la voie à une génération de peintres capables de conjuguer invention compositionnelle et qualité d'exécution. C'est dans ce climat que se forment des artistes comme Francesco Solimena, dont la production très dramatique et raffinée marquera profondément le goût européen des décennies suivantes, et Paolo De Matteis, disciple de Luca Giordano et interprète sensible de sujets sacrés avec une veine plus détendue et lumineuse. Des solutions compositionnelles similaires à celles adoptées ici, avec le groupe de la Vierge et de l'Enfant positionné au centre, le roi agenouillé au premier plan, et la procession des Mages s'étendant vers le fond dans une alternance de lumières et d'ombres, se retrouvent dans certaines Adorations de Corrado Giaquinto, peintre des Pouilles de formation napolitaine actif dans la première moitié du XVIIIe siècle, dont les versions du sujet conservées au Kunsthistorisches Museum de Vienne, au Museum of Fine Arts de Boston et au Museo Civico de Bevagna montrent une même vocation pour la scène peuplée et lumineuse, gouvernée par un sens de la couleur vibrante et par une gestion savante des espaces. La comparaison avec Giaquinto, tout en tenant compte de la distance chronologique et stylistique, aide à situer le tableau en question au sein d'une tradition napolitaine cohérente, où la narration sacrée devient l'occasion d'une fête visuelle de velours, de brocarts et de chairs illuminées, toujours soutenue par une solide architecture compositionnelle de matrice du XVIIe siècle.