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Exclusive

École vénitienne du XVIIIe siècle, le Christ rencontre Véronique lors de la montée au Calvaire

Codice: 452052
3.800
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Epoque : XVIIIème siècle
Catégorie  : Religieux
Exposant
Ars Antiqua SRL
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École vénitienne du XVIIIe siècle, le Christ rencontre Véronique lors de la montée au Calvaire 
Description:
École vénitienne du XVIIIe siècle Le Christ rencontre Véronique lors de la montée au Calvaire Huile sur toile, 60 x 79 cm – avec cadre, 79 x 98 cm L'œuvre picturale présentée ici, une huile sur toile datant du XVIIIe siècle réalisée par un peintre de l'école vénitienne, offre une représentation dramatique et captivante de la sixième station du chemin de croix : la rencontre de Jésus avec Sainte Véronique lors de la douloureuse ascension du Mont Calvaire. Cet événement, bien que non relaté dans les Évangiles canoniques, a des racines profondes dans la tradition chrétienne et la dévotion populaire. L'artiste, avec une maîtrise qui rappelle les grands maîtres du XVIIIe siècle vénitien, a su insuffler à la toile une remarquable charge théâtrale et dynamique. Au premier plan, à gauche, la figure imposante d'un homme barbu vêtu d'habits de travail attire immédiatement l'attention. C'est le porteur de croix, qui, avec un effort tangible, porte une échelle sur ses épaules. À l'arrière-plan, une foule de soldats à pied et à cheval, avec casques et lances, anime la composition, créant un sentiment de domination et de désordre. Parmi eux, les figures de deux soldats se distinguent : l'un porte une tablette en bois avec l'inscription « INRI » (Iesus Nazarenus Rex Iudaeorum), le titre de la condamnation de Jésus, et l'autre un drapeau avec l'acronyme « SPQR » (Senatus Populusque Romanus), qui renvoie à l'autorité impériale romaine. Au centre de la scène, Jésus, épuisé et souffrant sous le poids de la croix, est agenouillé par terre. Ses vêtements, une tunique bleue et un manteau rouge, et son visage, marqué par la douleur et couronné d'épines, est tourné vers celle qui deviendra Sainte Véronique. La femme, le visage tourné vers un soldat qui s'apprête à la frapper, tente de tendre au Christ un linge de lin blanc (le suaire). L'œuvre, par son rendu réaliste, sa clarté lumineuse et son souci du détail, s'inscrit dans la tradition artistique vénitienne du XVIIIe siècle. Les ressemblances avec l'emblématique peinture de Giambattista Tiepolo sur le même sujet, aujourd'hui conservée dans l'église Sant'Alvise à Venise, sont évidentes : la composition dynamique, l'utilisation dramatique de la lumière et des ombres, l'expressivité des personnages et la richesse des couleurs rappellent le style inimitable du maître vénitien.