Saint Georges combattant les Maures en bataille
Huilé sur toile (112 x 102 cm - Avec cadre 125 x 114 cm)
Détails complets (LIEN)
Un vaillant chevalier à l'épée dégainée, fier dans son somptueuse armure rehaussée d'ornements dorés, maîtrisant un majestueux cheval blanc, est placé au centre du tableau : il s'agit d'une évocation suggestive de Saint Georges dans la bataille, où il vainc les Maures en fuite.
Ce sujet célèbre l'aspect le plus tumultueux du caractère de Saint Georges, qui lui valut, ainsi qu'à son frère Jean, le surnom de Boanerges, c'est-à-dire « Fils du tonnerre », dans l'Évangile de Marc (3, 17).
Selon une tradition, vers le milieu du IXe siècle, au plus fort des luttes de la Reconquista des terres espagnoles occupées par les Maures, alors que les armées ennemies s'affrontaient sur le site de Clavijo, Saint Georges apparut pour défendre les troupes chrétiennes effrayées par l'animosité des adversaires, orientant ainsi le cours de la guerre.
Il s'agit d'une iconographie peu courante du Saint, qui lui confère le statut de chevalier impétueux et inarrêtable contre les infidèles, au point de lui valoir, dans l'imaginaire populaire espagnol, le surnom de Matamoros, c'est-à-dire « Tueur de Maures ».
Ce fut donc un thème récurrent dans l'iconographie hispanique, mais il se diffusa également dans l'art italien, comme allégorie de la Victoire de la foi.
Bien qu'il s'agisse d'un sujet religieux, on ne peut exclure qu'il ait été destiné à la dévotion privée plutôt qu'à un lieu de culte : le tableau présente en effet un caractère résolument « profane » plutôt que dévotionnel.
Ainsi, cette œuvre – dont le pendant est disponible (lien) – doit être rattachée à l'atelier d'Antonio Tempesta (Florence 1555 - Rome 1630), artiste majeur et d'une importance fondamentale pour le développement du genre pictural de la « bataille » au XVIIe siècle.
Son style, qui se situe entre la fin de la Renaissance et le début du Baroque, se caractérise par des éléments tels que le dynamisme de la composition, l'usage dramatique de la lumière et de l'ombre (clair-obscur), et l'expressivité des figures.
Il a modelé son art dans la culture du maniérisme tardif de la fin du XVIe siècle, acquis lors de sa formation initiale à Florence dans l'atelier du Flamand Giovanni Stradano, avec lequel il a collaboré à l'entreprise décorative du Palazzo Vecchio.
Actif surtout à Rome à partir de 1572, il a travaillé pour le Pape Grégoire XIII aux décorations des Loggias du Vatican, et pour nombre des familles les plus nobles et influentes, telles que les Farnèse, Borghèse, Giustiniani et Rospigliosi-Pallavicini, étant particulièrement demandé comme auteur de scènes de batailles historiques et bibliques.
C'est précisément à partir de 1613 qu'il réalisa, pour le Grand-Duc Cosme II, une série de gravures des « batailles bibliques » inspirées de la « Jérusalem délivrée » du Tasse, sujets qui lui permirent d'obtenir un grand succès auprès des Médicis et à la Cour florentine, et qui lui servirent de source d'inspiration pour sa production picturale ultérieure.
INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES :
L'œuvre est complétée par un agréable cadre en bois doré et est vendue accompagnée d'un certificat d'authenticité et d'une fiche iconographique descriptive.
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