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Bohême du Nord, vers 1825-30. Franz Gottstein le jeune (1770–1840), vase exceptionnel à couvercle en relief de qualité muséale, en parfait état de conservation, magistralement poli à la meule.

Codice: 415078
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Epoque : Début du XIXème siècle
Catégorie  : Vases Anciens
Exposant
Principessa Sissi ® antichità. Alto antiquariato
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Bohême du Nord, vers 1825-30. Franz Gottstein le jeune (1770–1840), vase exceptionnel à couvercle en relief de qualité muséale, en parfait état de conservation, magistralement poli à la meule. 
Description:
Franz Gottstein le jeune (1770–1840), ou moins probablement Anton Heinrich Pfeiffer, vase exceptionnel à couvercle en relief de qualité muséale, en parfait état de conservation, magistralement poli à la meule avec une scène mythologique tirée du roman homérique de l'Odyssée. Ulysse se présente à la magicienne Circé entourée d'assistantes sensuelles. En arrière-plan, le navire est amarré ; on voit le père de Circé, Éole, dieu des vents, avec le sac sur les épaules, et la mère, la nymphe Perséis, sensuellement allongée. Des putti et des angelots invitent Ulysse à un banquet tandis que d'autres ouvrent un coffre contenant un trésor (peut-être pour symboliser les richesses et le luxe du palais de Circé). Cette œuvre, bien que non signée, mais clairement attribuable à l'auteur et d'une qualité supérieure à d'autres œuvres rares signées par lui (voir aussi celle que nous proposons sur notre site), est considérée comme sa plus belle œuvre reconnue et existante parvenue jusqu'à nous. Polie à Gutenbrunn (près de Vienne), période de 1825 à 1830. Hauteur 26,5 cm, largeur 10 cm. Œuvre de qualité muséale. Visible sur rendez-vous. Négociation confidentielle. Circé vit sur l'île d'Ééa et est la fille d'Éole et de la nymphe Perséis, la sœur d'Æétès (roi de Colchide) et de Pasiphaé (épouse de Minos), ainsi que la tante de Médée. Ulysse, après avoir visité le pays des Lestrygons, remontant la côte italienne, arrive sur l'île d'Ééa. L'île, couverte d'une végétation dense, semble inhabitée et Ulysse envoie une partie de son équipage en reconnaissance, sous la direction d'Euryloque. Dans une vallée, les hommes découvrent qu'à l'extérieur d'un palais, d'où résonne une voix mélodieuse, se trouvent des animaux féroces. Tous les hommes, à l'exception d'Euryloque, entrent dans le palais et sont bien accueillis par la maîtresse des lieux, qui n'est autre que la magicienne Circé. Les hommes sont invités à participer à un banquet mais, dès qu'ils ont goûté aux mets, ils sont transformés en porcs (ou l'on dit que les porcs les ont enfantés), en lions, en chiens, selon leur caractère et leur nature. Immédiatement après, Circé les pousse vers les étables et les enferme. Euryloque retourne rapidement au navire et raconte à Ulysse ce qui s'est passé. Le souverain d'Ithaque décide d'aller voir la magicienne pour tenter de sauver ses compagnons. En se dirigeant vers le palais, il rencontre le dieu Hermès, messager des dieux, qui lui révèle le secret pour rester insensible aux enchantements de Circé. S'il mélange dans ce que Circé lui offre à boire une herbe magique appelée moly, il ne subira aucune transformation. Franz Gottstein le jeune (1770–1840) fut un grand artiste polisseur de verre d'origine germano-bohémienne des Sudètes. Originaire de Rokytnice nad Jizerou dans le nord de la Bohême, il fonda, avec une concession impériale, une importante manufacture en Basse-Autriche, à Gutenbrunn, à environ 70 km à l'ouest de Vienne. Il est considéré comme l'un des meilleurs sculpteurs-polisseurs de verre de tous les temps. Ses œuvres originales parvenues jusqu'à nous sont extrêmement rares, conservées pour la plupart dans d'importants musées (Vienne, Prague, New York). Ce n'est que rarement qu'une œuvre apparaît sur le marché international de l'art. Ce vase, bien que non signé mais manifestement de sa main, peut être considéré comme l'œuvre la plus belle existante et publiée pour cet artiste qui aimait reproduire des scènes de la mythologie classique et des nus féminins sensuels. Provenance : prestigieuse collection privée d'Europe centrale. Littérature Pasaurek - Philippovitvich, Glaeser der empire und Biedermeierzeit, pag. 123 Paul von Lichtenberg, Glasgravuren des Biedermeier (pag.e 207-217)