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Satyre et ménade

Codice: 413703
3.800
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Epoque : XVIIème siècle
Catégorie  : Du XVIIème siècle
Exposant
Ars Antiqua SRL
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Satyre et ménade  Traduit
Description:
École sicilienne, XVIIe siècle Satyre et ménade Albâtre, cm 42 x 31 Ce petit albâtre est structuré en deux parties : la base, décorée d'une frise à méandres entre deux corniches à motifs végétaux, et les deux figures du satyre et de la ménade au-dessus. Dans la mythologie antique, ces deux figures étaient étroitement liées au dieu Dionysos : les ménades étaient en effet des femmes envahies par la force vitale du dieu de l'ivresse, dont elles étaient précisément les disciples, tandis que le satyre était une divinité mineure liée à l'univers forestier et habituellement associée à Dionysos ou au dieu Pan. L'aspect animal de ce dernier se remarque immédiatement en observant ses sabots, le poil de ses pattes jusqu'à ses oreilles de chèvre. Son aspect sauvage contraste avec la beauté de la ménade, allongée sous les frondes d'un arbre dont les feuilles lui servent de lit temporaire ; la lascivité détendue avec laquelle elle s'abandonne doucement sur le tronc se manifeste parfaitement dans le geste d'ajuster sa chevelure, ainsi que dans le bras gauche nonchalamment posé sur les feuilles. Il est surprenant de constater la variété dans le travail des surfaces : finement cannelées dans les briques et le tronc, plus en relief dans les détails du poil et des cheveux, et extraordinairement lisses le long des contours des corps. Il convient également de noter les petits détails des fleurs et des fruits magistralement enchâssés dans la composition, au point de sembler faire partie du même fragment d'albâtre. Le matériau se prête très bien à cette variété et met en valeur l'œuvre dans tous ses détails, tant grâce à la réflexion lumineuse, changeante comme un clair-obscur pictural, qu'à travers les différentes tonalités naturelles de la pierre. Étant donné que nous sommes dans la Sicile du XVIIe siècle, probablement dans la région de Trapani, il est naturel de penser aux noms des grands artistes du baroque sicilien, un style qui s'est développé parallèlement au style romain, si bien que de nombreux architectes, sculpteurs et peintres de l'île se sont formés à Rome. La tradition artisanale et la veine décorative des ateliers siciliens se sont très bien associées à l'architecture baroque, par nature richement décorée de sculptures, de stucs, de frises et de reliefs. Francesco Ferrigno (1686 –1766), originaire de Trapani, les membres de la famille Serpotta ou Ignazio Francesco Marabitti (1719 –1797) ne sont que quelques-uns des sculpteurs que l'on peut citer pour avoir des coordonnées concernant le genre de production dans lequel faire rentrer l'œuvre. L'objet est en bon état de conservation.  Traduit