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SCULPTURE DE FAENZA EN TERRE CUITE représentant SAINT ANTOINE LE GRAND - NOUVELLE ACQUISITION

Codice: 240727
1.850
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Epoque : XXème siècle
Catégorie  : XXe s.
Exposant
Palazzo Del Buon Signore SRLS di Venturi Dinora 
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Via Pigno, 18, Bagnara di Romagna (RA (Ravenna)), Italia
3312560700 3406199460 3275865883
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SCULPTURE DE FAENZA EN TERRE CUITE représentant SAINT ANTOINE LE GRAND - NOUVELLE ACQUISITION 
Description:
Belle sculpture de Faenza en terre cuite représentant Saint Antoine le Grand. Le sculpteur de Faenza a rendu la figure du saint très réaliste, réussissant à modeler son visage de manière admirable et donnant les justes proportions à l'ensemble de la figure. Il l'a représenté dans son iconographie classique, un moine âgé avec une longue barbe (blanche) vêtu de la tunique du frère avec la capuche, le Rosaire qui pend de la corde avec laquelle les moines se ceignent la robe. Dans cette image, le bâton n'est pas tenu dans la main du saint mais appuyé contre son corps au niveau de l'épaule droite, tandis que dans la main droite, vraiment exceptionnellement modelée par le sculpteur, il tient fermement le Tau, un symbole qui rappelle la Croix du Christ ou la croix égyptienne, ancien symbole d'immortalité, ou de dérivation grecque antique "thauma" c'est-à-dire "prodige" (ce symbole se retrouve également dans l'ordre des franciscains). Un autre symbole est la clochette, accrochée au Tau, avec laquelle les moines annonçaient leur arrivée ou pendant leurs quêtes. Saint Antoine le Grand est également connu comme protecteur des animaux domestiques. L'artiste de Faenza n'a pas voulu suivre la représentation iconographique classique du saint, mais a réuni sur un "support" tenu sur la main gauche ouverte du saint, les animaux de la cour, de l'étable et la campagne représentée par la gerbe de blé placée derrière. On peut reconnaître un bélier, un cheval, un âne, un taureau (peut-être un hommage à la terre de Romagne, connue pour la race bovine Romagnola), accroupi à ses pieds un chien, un coq avec sa belle crête rouge (autre référence à la Romagne), et d'autres oiseaux. Mais l'animal qui se trouve devant tous est le cochon, toujours présent dans l'iconographie classique de Saint Antoine le Grand avec le feu, ici placé au premier plan et peint. Dans l'histoire du saint (ci-dessous) sont expliquées de manière exhaustive les origines du saint et de ses symboles qui l'accompagnent dans les différentes représentations au cours des siècles. Le 17 janvier, jour de sa mort, il est de tradition de bénir les animaux domestiques et ceux hébergés dans les étables en les plaçant sous la protection du saint. Faenza - XXe siècle. Mesures : Hauteur 63.0 cm. Largeur 27.0 cm. Profondeur 23.0 cm. (au niveau du "support") 1 800,00 € Histoire de Saint Antoine le Grand Antoine est né à Coma en Égypte (l'actuelle Qumans) vers 251 dans une famille de riches agriculteurs chrétiens. Orphelin à l'âge de vingt ans, avec une sœur à charge et un important patrimoine à administrer, il sentit la vocation de consacrer sa vie au Seigneur. Après avoir confié sa sœur à une communauté féminine, il donna ses biens aux pauvres et devint ermite en se retirant dans le désert autour de la ville. Une nuit, dans un rêve, lui apparut un ermite comme lui, qui tressait une corde. Antoine l'interpréta comme un message lui demandant de ne pas être seulement un ermite dédié à la seule prière, mais d'être utile dans le travail pour aider aussi matériellement les pauvres. Mais cette vie sainte ne le défendait pas contre les très fortes tentations des démons, au point de lui faire naître des doutes sur sa vie si solitaire. D'autres ermites qu'Antoine consulta l'encouragèrent à persévérer et lui conseillèrent de se détacher encore plus radicalement du monde. Alors, couvert d'un rude tissu, il s'enferma dans une tombe creusée dans la roche près de son village pour prier. Ici recommencèrent ses luttes contre les tentations* du diable qui l'agressait aussi physiquement (sous l'apparence de monstres, de bêtes féroces qui lui déchiraient les chairs) au point de le laisser évanoui pendant un certain temps. Trouvé dans ces conditions par les personnes qui lui portaient la nourriture, il fut emmené dans l'église du village où il fut soigné. Au fil du temps, il rassembla autour de lui des disciples anachorètes tandis que lui voulait se consacrer encore davantage aux souffrants, opérant des "guérisons" et des "libérations du démon". La vie d'Antoine abbé est connue surtout à travers la "Vita Antonii" publiée en 357, œuvre hagiographique attribuée à son disciple Athanase, évêque d'Alexandrie. Saint Antoine est considéré comme l'initiateur du monachisme, c'est à lui que l'on doit la constitution sous forme permanente de familles de moines qui, sous la conduite d'un père spirituel, abbà (Abbé), se consacrèrent au service de Dieu dans des lieux solitaires. Il mourut, plus que centenaire, le 17 janvier 357 et fut enterré par ses disciples dans un lieu secret. Vers 1070, les reliques de Saint Antoine sont transférées de la tumultueuse Constantinople à la vallée du Rhône, où l'archevêque de Vienne fait ériger une abbaye destinée à conserver le précieux objet : Saint-Antoine-en-Viennois. Saint Antoine le Grand, depuis le XIIIe siècle, est représenté dans l'histoire de l'art comme un moine âgé avec une barbe blanche, vêtu de la tunique de frère avec la capuche. Le bâton sur lequel il s'appuie est souvent en forme de béquille, car c'est un symbole traditionnel du moine médiéval dont le devoir était d'aider les infirmes. Souvent, le manche du bâton est en forme de T, ou alternativement peut apparaître la lettre tau sur sa tunique, au niveau de l'épaule. Ce symbole rappelle la croix égyptienne, renvoyant à la provenance égyptienne du saint, mais aussi un ancien symbole d'immortalité, adopté comme emblème également par les chrétiens alexandrins. Selon une autre interprétation, la lettre tau fait allusion au mot "thauma", qui en grec ancien a le sens de "prodige". Le cochon est le compagnon inséparable du saint. Au cours du Moyen Âge, le cochon (dans certaines œuvres il est représenté par le sanglier sauvage) était en fait les animaux élevés par les moines antonins, domestiqués, laissés libres d'aller dans les rues du village avec un collier et une clochette afin qu'ils ne soient pas volés. Selon la tradition, la graisse produite par le porc a été utilisée par les moines comme antidote contre l'herpès zoster, également connu sous le nom de "feu de Saint Antoine". Le feu ardent associé au saint, est également expliqué par une légende selon laquelle il descendit aux enfers pour "voler" le feu aux diables et ensuite l'apporter dans le monde comme don aux hommes, aidé par un cochon qui devait semer le trouble parmi les diables pendant que le saint emportait le feu. Un autre attribut typique du saint est la clochette, maintenant tenue à la main ou attachée au bâton, maintenant accrochée au cou du cochon. Avec la clochette, en effet, les moines antonins annonçaient leur arrivée pendant les déplacements et les quêtes, et avec elle étaient également chassés les esprits malins. Au cochon "primitif" se sont ajoutés d'autres animaux, et par extension Saint Antoine le Grand est devenu le protecteur de tous les animaux domestiques et de l'étable. La célébration de Saint Antoine le Grand (17 janvier) était, jusqu'à il y a quelques décennies, très ressentie dans les campagnes. La veille, les paysans nettoyaient bien l'étable et donnaient une double ration de nourriture à tous les animaux de la ferme, car, selon la tradition, le saint serait venu, pendant la nuit, rendre visite aux animaux et, si ceux-ci lui avaient rapporté qu'ils n'étaient pas bien traités, il n'aurait rien fait, pendant l'année, pour préserver leurs maîtres des adversités. * Les fameuses tentations de Saint Antoine ont été beaucoup représentées dans l'art du XVe et XVIe siècle. Les diables qui perturbent la vie ascétique de l'ermite peuvent avoir l'aspect de monstres et de bêtes féroces. Parmi les interprétations les plus célèbres, il y a la gravure "Les tentations de Saint Antoine" de Martin Schongauer (vers 1490). Parmi les œuvres les plus connues à ce sujet, il faut également mentionner le célèbre tableau (vers 1515-20) de Matthias Grünewald qui fait partie du retable d'Issenheim conservé au Musée d'Unterlinden à Colmar. Jan Brueghel l'Ancien avec la représentation de paysages peuplés de présences démoniaques qui conspirent contre le saint, tandis qu'à l'arrière-plan brûlent de mystérieux incendies (rappel évident du feu de Saint Antoine).